Les plus belles routes pour s’entraîner après le permis A2

2 roues

Obtenir son permis moto est une étape marquante, mais c’est aussi le début d’une nouvelle aventure : celle de gagner en confiance sur la route. Pendant deux ans, les titulaires du permis A2 sont limités à des motos de 35 kW — une contrainte qui n’empêche pas de vivre des sensations inoubliables sur certains itinéraires. Pour tirer le meilleur parti de cette période de progression, encore faut-il choisir les bons terrains d’entraînement.

Pourquoi bien choisir sa route quand on débute en A2 ?

Après avoir réussi à passer le permis A2, on a souvent l’envie de tout explorer d’un coup. Pourtant, les premières sorties sont cruciales pour construire ses réflexes et développer une vraie lecture de la route. Certains itinéraires, avec leurs courbes progressives, leurs routes dégagées et leur trafic modéré, sont idéaux pour mettre en pratique ce que l’on a appris en formation. D’autres, au contraire, peuvent rapidement dépasser les capacités d’un novice. Voici une sélection de routes françaises particulièrement adaptées aux motards en début de parcours.

1. Le Vercors (Isère / Drôme) : la douceur des grands espaces

Le massif du Vercors est souvent cité comme l’un des meilleurs terrains d’apprentissage pour les motards. Ses routes sinueuses mais larges, comme la D531 entre Villard-de-Lans et Die, offrent des virages longs et progressifs qui invitent à travailler l’inclinaison et la trajectoire sans brutalité. Le trafic y est faible en semaine, le revêtement globalement bon, et les paysages — forêts, falaises calcaires, plateaux ouverts — rendent chaque sortie mémorable.

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Conseil : évitez les cols en début de saison (neige possible avant mai), et anticipez les zones d’ombre qui maintiennent le goudron humide même par beau temps.

2. La route des Grandes Alpes : s’initier à la montagne par étapes

La mythique Route des Grandes Alpes relie Thonon-les-Bains à Nice sur plus de 700 km, traversant une vingtaine de cols alpins. Il ne s’agit pas de l’avaler d’un trait, mais d’en choisir quelques segments adaptés à son niveau. Entre Barcelonnette et Jausiers, par exemple, la D900 propose des lacets accessibles, un revêtement de qualité et une circulation raisonnable. C’est l’occasion parfaite de s’exercer aux montées et descentes enchainées, avec de beaux points de vue en prime.

Conseil : en montagne, la puissance limitée du A2 est un avantage dans les descentes — la moto reste plus docile. Travaillez votre freinage moteur dès les premières sorties en altitude.

3. La Normandie côtière : rouler sereinement sur des routes plates

Pas besoin de col alpin pour progresser. La côte normande, notamment l’itinéraire entre Honfleur et le Cap de la Hève en longeant la Seine et la côte d’Albâtre, offre des routes planes, bien entretenues et peu fréquentées. Idéal pour travailler le maintien de la trajectoire en ligne droite, les freinages d’urgence sur route sèche, et prendre l’habitude de gérer les giratoires et intersections à faible vitesse. Les villages pittoresques offrent aussi de nombreuses occasions de s’arrêter, souffler et reprendre confiance.

Conseil : la Normandie peut être venteuse. Profitez-en pour vous exercer à la gestion des rafales latérales, compétence essentielle pour tout motard.

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4. La Cévennes et le mont Aigoual : des virages techniques mais abordables

La route qui monte vers le mont Aigoual (D986) depuis Le Vigan est un classique pour les motards souhaitant progresser dans les virages serrés. La particularité de cet itinéraire ? Les courbes s’enchainent de manière rythmée, avec peu de surprises, et le trafic y est quasi inexistant en semaine. C’est le terrain rêvé pour s’initier à la conduite technique, comprendre le placement dans les virages et commencer à jouer avec le regard lointain.

Conseil : montez progressivement en rythme. Il vaut mieux répéter le même passage plusieurs fois à allure modérée que d’accélérer avant d’avoir les automatismes.

5. La vallée de la Dordogne : un itinéraire complet et varié

Entre Argentat et Rocamadour, la route qui longe la Dordogne offre un excellent cocktail pour l’entraînement : portions droites pour travailler la stabilité, quelques virages en S pour la souplesse du buste, et des traversées de bourgs qui apprennent à moduler la vitesse en milieu semi-urbain. Le paysage — rivières, châteaux, falaises — est un bonus non négligeable pour rester motivé.

Conseil : attention aux tracteurs agricoles sur ces routes de campagne, surtout au printemps et en été. L’anticipation est la première compétence à développer.

Préparez votre sortie : quelques réflexes essentiels

Quel que soit l’itinéraire choisi, quelques règles s’imposent à tout motard A2 en progression :

  • Vérifier la météo et le revêtement avant le départ, surtout en altitude ou en arrière-saison.
  • Rouler avec un autre motard expérimenté lors des premières sorties techniques.
  • Anticiper ses arrêts (plein, repos) pour ne pas rouler fatigué.
  • Équipement complet : casque homologué, blouson avec protections, gants, bottes — même par chaleur.

Sources

  • Auto-search.fr — conseils pratiques pour la mobilité automobile et deux-roues
  • ECF (École de Conduite Française) — informations officielles sur la formation permis moto
  • Fédération Française de Motocyclisme — recommandations pour les motards débutants

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